Archive pour la catégorie ‘Juillet - Numéro 427’

Contrat de projet Etat-Région 2008-2013 : Exercice de solidarité contre clientélisme

Vendredi 20 juillet 2007

Si Conseil général et Conseil régional affichent les objectifs sur le papier, les choix de financement du volet territorial du Contrat de Projet Etat-Région 2008-2013 devraient être très différents entre les deux collectivités. Explications.

ESPOIR 427 - p4-5 - Conseil Général de la Corrèze

18 à 10 !
10 millions d’euros annoncés par le conseil général pour l’ensemble des territoires corrézien entre 2008 et 2013, c’est la reconduction simple de l’effort départemental du précédent CPER. La Région investira dans le même temps plus de 18 millions d’euros en Corrèze.

La participation financière des Conseils généraux au volet territorial des Contrats de plan, et aujourd’hui de projet, Etat-Région est une habitude limousine. C’est généralement l’occasion pour chaque conseil général de signifier qu’il est le premier aménageur du territoire départemental.
En Corrèze, chacun comprendra que le Département tienne tout particulièrement à marquer son territoire… quitte parfois à “jouer des coudes”. La préparation du CPER 2008-2013 n’échappe pas à la règle avec un positionnement départemental amorcé dès l’an dernier au travers de l’opération “Imaginons la Corrèze de demain”, destinée à conforter la majorité actuelle dans ses politiques en les faisant valider par une opération de pseudo démocratie participative, en réalité largement manipulée. Lire le reste de cet article »

L’édito d’Alain Lagarde : “Des réponses pour les français”

Vendredi 20 juillet 2007

Alors qu’au second tour des législatives on nous prédisait un véritable raz-de-marée, ce ne fut qu’une douche froide. Et pourtant, c’est un fait, la gauche a perdu et c’est la troisième défaite successive à l’élection présidentielle que nous venons de subir.
Pourtant, en Corrèze la gauche est majoritaire en voix aux présidentielles comme aux législatives avec un brillant succès pour François Hollande, attendu certes, mais peut-être pas à un tel niveau, un succès prometteur pour Philippe Nauche et un échec injuste pour Martine Leclerc. Seulement 97 voix nous privent d’un grand chelem dans ce département qui a définitivement tourné la page du chiraquisme. À nous de transformer l’essai aux échéances à venir (cantonales et municipales de 2008) ; c’est pourquoi nous sommes dès à présent dans l’action afin de conquérir la citadelle de Marbot et les municipalités où nous savons que des gains peuvent être acquis.
Mais la pire des stratégies serait celle qui constituerait à nous projeter exclusivement sur les échéances locales en renvoyant à plus tard la nécessaire refondation de la pensée socialiste. Tout comme la pire des postures serait celle qui nous conduirait à ne pas assumer collectivement nos échecs. Aussi, à l’aune du constat qu’a révélé notre incapacité à rassembler une majorité de français, il nous faut identifier nos faiblesses mais aussi nos forces afin d’en tirer les enseignements utiles pour nous projeter vers l’avenir.
L’occasion nous sera donnée à l’Université d’Été de la Rochelle où nous ouvrirons la phase de diagnostic ; viendra ensuite le temps de la réflexion et de la confrontation autour de 3 forums (le socialisme dans la mondialisation, l’avenir de la solidarité et la citoyenneté dans la Nation).
Mais un tel chantier ne peut se conduire que si nous sommes capables de dépasser les positionnements individuels ; ils sont néfastes et décrédibilisent notre parti !
L’opération de débauchage initiée par Sarkozy n’est qu’une manœuvre politique ; elle vise à déstabiliser le Parti Socialiste.
Comment expliquer que ceux qu’il a voués aux gémonies pendant toute la campagne présidentielle trouveraient aujourd’hui grâce à ses yeux ? L’objectif de toutes ces opérations de communication consiste à déployer un vaste rideau de fumée pour masquer la politique de classe qu’engage à la hussarde le gouvernement de droite. 13 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches. Quant au Revenu de Solidarité Active (RSA), on n’en est encore qu’au stade de l’expérimentation et à terme cela ne représentera que 25 millions d’euros. Mais les pauvres peuvent bien attendre et continuer à se serrer la ceinture !

Après les échéances électorales du printemps : perspectives 2008

Mercredi 18 juillet 2007

1ère circonscription :
François Hollande encore mieux que prévu

Au lendemain du premier tour, on n’était pas vraiment inquiet pour le premier secrétaire. Le résultat était déjà remarquable. Il est au soir du second tour exceptionnel, avec un bon d’environ 7 500 voix, quand Jean-Pierre Decaie semblait faire du sur-place dans tous les bureaux de vote. A l’arrivée, il y a presque 10 000 voix d’écart entre les deux finalistes.
Comme lors du second tour de la présidentielle, 12 cantons sur 13 de la première circonscription ont voté à gauche. Dans ceux-ci, François Hollande améliore de trois à huit points (sur la Ville de Tulle) le score de Ségolène Royal.
Ces résultats autorisent à envisager trois gains lors des cantonales de 2008 : Tulle-Campagne-Sud, Vigeois, voire même peut-être Beynat (le fait que le prochain candidat UMP dans ce canton, Pascal Coste, maire de Beynat, ait aussi été le directeur de campagne de Jean-Pierre Decaie ne manque pas d’intérêt)…

Les résultats
François Hollande (PS) – 60,3% (28 494 voix). Premier tour : 44,35% (20 904 voix).
Jean-Pierre Decaie (UMP) – 39,7% (18 760 voix). Premier tour : 34,52 (16 268 voix).
Participation : 74,12% (72,97%).
Comme lors de la présidentielle, 12 cantons sur 13 ont voté à gauche (les résultats de Ségolène Royal le 6 mai entre parenthèses) :
Argentat : 60.2% (56.15%),
Beaulieu : 56,5% (53.39%),
Beynat : 56,3% (53.27%),
Donzenac : 54,7% (51.83%),
Juillac : 60,7% (56.40%),
Lubersac : 43,1% (47.17%),
La Roche Canillac : 60% (57.38%),
Seilhac : 62,3% (57.85%),
Tulle-Campagne-Nord : 68,2% (62.35%),
Tulle-Campagne-Sud : 67% (62.71%),
Tulle-Urbain-Nord : 67,7% (60.22%),
Tulle-Urbain-Sud : 70,1% (61.72%),
Vigeois : 57,1% (54.16%).


2ème circonscription :
de quoi donner des idées à Philippe Nauche

Philippe Nauche récupère le siège ravit il y a cinq ans par Frédéric Soulier. Scénario idéal : une mobilisation dans les bureaux de vote des quartiers populaires, un report de la plupart des voix du Modem, et bien entendu, de l’ensemble des voix de gauche du premier tour. Philippe Nauche fait un bond de près de 7 500 voix quand Frédéric Soulier n’aura avancé que de moins de 3 000 voix.
Pour 2008, un peu moins de 200 voix séparent Philippe Nauche, arrivé en tête à Brive, de son concurrent de droite et sont déjà un encouragement pour des municipales, et les cantonales, qui seront fortement tributaires de la course à la mairie. Or, le canton de l’UMP Claude Nougein, Brive Nord-Est, est renouvelable…

Les résultats
Philippe Nauche (PS) – 50,9% (23 106 voix). Premier tour : 34,92% (15 749 voix).
Frédéric Soulier (UMP) – 49,1% (22 251 voix). Premier tour : 42,84 (19 318 voix).
Participation : 67,17% (65,97%).
7 cantons sur 9 avaient voté à gauche lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Ayen et Meyssac ont préféré cette fois le député sortant UMP, ce qui place Philippe Nauche en tête dans 5 des 9 cantons de la circonscription (les résultats de Ségolène Royal le 6 mai entre parenthèses) :
Ayen : 49,6% (50.58%),
Brive-Centre : 38,6 (40.95%),
Brive-Nord-Est : 47% (46.03%),
Brive-Nord-Ouest : 57,5% (57.06%),
Brive-Sud-Est : 53,2% (53.39%),
Brive-Sud-Ouest : 54,8% (53.85%),
Larche : 52,9% (52.34%),
Malemort : 51,2% (50.06%),
Meyssac : 49% (51.30%).

3ème circonscription :
Martine Leclerc prête conquérir Ussel

97 voix manquent à Martine Leclerc pour battre le sortant UMP dans la troisième circonscription. Une plus forte mobilisation à gauche et un excellent report des voix du candidat du Modem, Jean-Pierre Dupont gagne moins de 2000 voix, quand plus de 6000 sont allées sur Martine Leclerc et Sophie Dessus au second tour.
Mais avec près de 300 voix d’avance sur la ville d’Ussel, le résultat du 17 juin donne beaucoup d’espoir à Martine Leclerc pour les municipales. Pour les cantonales de 2008, bien qu’il soit hasardeux de comparer des élections locales, où l’équation personnelle du candidat est très importante, à un scrutin fortement marqué par le contexte national, la gauche peut nourrir quelques ambitions à Sornac, voire à Meymac, où la droite pourrait aligner un successeur à Georges Pérol, exercice toujours difficile.

 

Les résultats
Martine Leclerc (PS) : 49,9% (18 463 voix). Premier tour : 33,02% (12 088 voix).
Jean-Pierre Dupont (UMP) : 50,1% (18 562 voix). Premier tour : 45,36 (16 607 voix).
Participation : 73,81% (72,97%).
Martine Leclerc est en tête au second tour dans 6 cantons sur 15. Ils étaient 10 à avoir voté majoritairement pour Ségolène Royal le 6 mai. Martine Leclerc réalise ses meilleurs scores à proximité de sa base électorale usseloise, à l’exception d’Uzerche, fief de sa suppléante, où le score de second tour de Ségolène Royal est bonifié de plus de trois points (les résultats de Ségolène Royal le 6 mai entre parenthèses) :
Bort-les-Orgues : 42,2% (48.86%),
Bugeat : 54,5% (55.41%),
Corrèze : 48,6% (50.35%),
Egletons : 48,6% (52.47%),
Eygurande : 47,6% (48.44%),
Lapleau : 48,3% (53.02%),
Mercoeur : 45,4% (48.05%),
Meymac : 51,6% (52.98%),
Neuvic : 52,7% (53.51%),
Saint-Privat : 47% (49.10%),
Sornac : 54,5% (52.86%),
Treignac : 48,7% (50.38%),
Ussel-Est : 49,7% (47.64%),
Ussel-Ouest : 52,7% (52.64%),
Uzerche : 54,2% (50.48%).